Derrière la cage oubliée et déserte,
elle marche jusqu’à ce que la nuit ne tombe.
Les rayures de son manteau se confondent
A celles du plomb sans ombres définies.
Pour les autres point de différence,
pour elle quelque peu d’espoir :
sans connaître la liberté, elle la désire.
Son univers commence et finit
là où se promènent
sa belle tête et son dos de reine
sans sujets, ni sires.
Et si parfois, la lumière d’un soleil dédaigneux
se laisse entrevoir, elle offre aux humains l’image
d’une condition de bonheur inachevé.
Les pluies suivantes purifieront l’odeur sage
d’un esclavage sans retour ni vœux.
Ah! cette marche, ne va-t-elle donc jamais
connaître le jour de son arrêt ?
Jacqueline Spaccini 19.03.2001
Autotraduzione
UNA TIGRE IN GABBIA
Dietro la gabbia obliata e deserta,
lei cammina finché non cade la notte.
Le strisce del suo manto si confondono
a quelle del piombo senz’ombre definitive.
Nessuna differenza per le altre,
per lei giusto un po’ di speranza:
senza conoscere la libertà, la desidera.
Il suo universo nasce e muore
laddove passeggiano
la bella sua testa e il dorso di regina
senza sudditi né sire.
E se talvolta, la luce di un sole sprezzante
si lascia intravedere, lei offre agli umani l’immagine
di una condizione di felicità incompiuta.
Le piogge che verranno purificheranno l’odore
mansueto
d’una schiavitù senza ritorno né auspici.
Ah, questa marcia non conoscerà dunque mai
il giorno del suo arresto?
Jacqueline Spaccini (26.04.2001)

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