A MARIO,
voyageur égaré,
cher ami
qui nous a quittés
la veille d'un Noël lointain.
La papule lactée,
fruit d'une vaste douleur
métallique,
n'empêche pas au regain
en surplomb de repousser insouciant
à chaque feuillaison
urticante.
Dans le jour chômé
un doux châle émulsionne
la vieille blessure
du corps,
sans conquérir son coeur
sévi
par une mélancolie brutale.
Le phaéton insensible
va désormais repartir
à l'insu du voyageur
égaré sur le trottoir
des attentes
insouciantes.
Jacqueline Spaccini
24.12.1990

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